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Vie pratique

Les auto-entrepreneurs fragilisés par la pandémie du Covid 19

entrepreneure

Pour les auto-entrepreneurs, le confinement engendré par le Covid 19 n’arrange pas du tout les affaires. En effet, les commandes arrivent au compte-goutte, voire même nulles. Ce qui entraîne une baisse du chiffre d’affaires très importante, entrainant des pertes financières incalculables. Les rentrées d’argent sont quasi nulles, alors que les charges liées à l’exploitation doivent être payées. Devant cette situation, l’État a pris des mesures d’urgence pour leur venir en aide et les soutenir dans cette passe difficile.

Les mesures d’urgence prises par l’État pour soutenir les auto-entrepreneurs

Des reports de paiement leur sont accordés exceptionnellement, sans pénalités de retard, à savoir :

  • Les cotisations sociales à l’URSSAF
  • Les règlements des charges fiscales, avec un report trois fois de suite pour les prélèvements mensuels et une fois pour les prélèvements trimestriels. D’autre part, une modification à la baisse de leur taux peut être demandée.

Ultérieurement, leur paiement peut être échelonné en douze mois maximum. Après étude, cas par cas, l’État pourrait éventuellement et rétrospectivement accepter d’annuler ces dettes, pour les entreprises de moins de 10 salariés et qui ont dû fermer administrativement par décret. Notez cependant que cet effacement de dettes ne couvrira que les 3 mois de confinement, c’est-à-dire : mars, avril et mai 2020.

Si l’auto entrepreneur travaille en dehors de son domicile, ses charges d’exploitation tels que loyer, gaz, électricité peuvent être suspendue, au vu de la situation financière de son entreprise et sous certaines conditions bien précises :

  • une réelle difficulté économique de l’entreprise
  • Une éligibilité au fonds de solidarité

Toutefois, une demande de report à l’amiable auprès de vos fournisseurs doit être effectuée, pour éviter tout conflit après le confinement.

Les aides de l’État aux auto-entrepreneurs

Devant la situation de crise sanitaire dû au Covid 19, le gouvernement a mis en place un fonds de solidarité pour les auto-entrepreneurs, dont chiffre d’affaires a connu une baisse de 50 % entre mars 2019 et mars 2020, avril 2019 et avril 2020, mai 2019 et mai 2020. L’aide est plafonnée à 1500 euros.

Pour faire face à ses charges d’exploitation, l’auto-entrepreneur peut contracter un crédit à la consommation non affectée, ou prétendre au Prêt garanti par l’État. Dans les deux cas, l’auto-entrepreneur doit prouver qu’aucun incident bancaire n’est survenu tout au long de son activité, et qu’il n’est pas en situation de liquidation judiciaire ou de redressement. Pour le crédit à la consommation non affectée, avoir un co-emprunteur salarié et une épargne garantie joueront en sa faveur auprès de la banque.

Le prêt garanti par l’État, accessible à tous les auto-entrepreneurs jusqu’au 31 décembre 2020, est un prêt bancaire exceptionnel d’un an. Le prêt accordé par la banque sera à la hauteur de 25 % du chiffre d’affaires annuel. l’État se porte garant du 90 % de la somme accordée. Pour la première année, aucun remboursement ne sera demandé par la banque. Ensuite, le remboursement du montant pourra se faire sur 5 ans. Toutefois, comme tous les prêts, il faut veiller à bien lire les conditions et de les respecter.