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Carte de débit vs carte de crédit : quelles différences ?

carte de débit

Pour pouvoir louer une voiture, il est indispensable d’utiliser une carte de paiement. Mais savez-vous faire la différence entre carte de débit et carte de crédit ? Nous allons vous aider.

Carte de débit ou carte de crédit ?

La carte de paiement à débit immédiat est une carte de débit tandis que la carte à débit différé une carte de crédit. Pour louer un véhicule, se munir d’une carte de débit peut ne pas suffire car au moment de prendre les clés de la voiture à l’agence de location, l’agent peut demander la présentation d’une carte de crédit pour garantir la caution.

Et à défaut de celle-ci, votre réservation peut être annulée ou alors une assurance particulière peut vous être réclamée.

Cela tient au fait que la carte de crédit correspond à une réserve de trésorerie. Le loueur peut ainsi fixer une caution sans l’encaisser en vue de se protéger en cas de sinistre. Pourtant, avec une carte de débit, le titulaire de la carte doit avoir suffisamment d’argent pour garantir cette caution. Et vu que c’est difficile à vérifier, le loueur n’accepte pas ces cartes. De ce fait,  revoyez les conditions générales stipulées dans les contrats de vente (cela vaut pour les réservations faites en ligne). Il est impossible de récupérer un dépôt fait par internet (le droit de rétractation légal de 14 jours pour la vente en ligne n’est pas valable dans le cadre des  locations de véhicules en ligne).

Quelle carte choisir pour louer un véhicule?

Pour les cartes de débit, à chaque transaction effectuée, le compte bancaire est immédiatement  débité. Mais avec ces cartes de débit, certaines entreprises de location exigent une assurance supplémentaire pour couvrir le risque d’accident. Idem pour les cartes à autorisation systématique, pour lesquelles l’opération financière (paiement ou retrait) n’est faisable que si le compte est suffisamment alimenté.

Il est ainsi préférable d’opter pour une carte de crédit. Avec cette dernière, les coûts des achats sont débités de votre compte bancaire une fois par mois, à la date que vous ou votre banque aura choisi. Depuis l’année 2016, la loi oblige les banques à inscrire clairement la mention « débit » ou « crédit » sur leur carte de paiement. Souvent,  le mieux est de demander à sa banque une carte à débit différé : la carte de crédit.

En outre, lors de la location de voiture, vérifiez le montant de la franchise. Il s’agit de la somme qui reste à la charge du locataire aux cas où la voiture subit un dommage ou se fait voler. Il est envisageable de contracter un rachat de franchise, mais cette démarche est onéreuse ! Quoiqu’il en soit, lisez bien les conditions d’utilisation de la carte pour connaître les frais couverts et les cas d’exclusion.

Des aides gouvernementales pour l’achat de voiture en 2019

achat véhicule

Le pouvoir central et les régions vont accorder des aides pour l’achat de véhicule en 2019. Ces aides se traduiront par une prime à la conversion, un bonus écologique, une diminution des malus et une subvention pour un kit superéthanol E85. Comment fonctionnent ces aides ? Qui peuvent en bénéficier ? Réponses dans la suite.

L’Etat et les collectivités offrent des aides pour la migration vers les véhicules moins polluants

L’Etat prévoie des aides pour motiver les citoyens à utiliser les voitures écolos. Le gouvernement offrira une somme de 6.000 € aux français qui achètent ou louent une voiture, émettant moins de 20g/km, pour une durée minimum de 2 ans. D’ailleurs, les véhicules 100 électriques seront les seules à recevoir le bonus écologique. Tous les véhicules utilitaires et particuliers bénéficieront de cette aide. Les acheteurs recevront des aides non seulement de la part de l’Etat mais également des collectivités territoriales. Cependant, le montant maximum d’aide octroyé pour chaque voiture est limité à 27% du prix d’achat.

Une multiplication des aides offertes

Au lieu des 100.000 primes prévues en 2018, le gouvernement a versé au-delà de 250.000 primes. Le système d’aide sera d’ailleurs renforcé avec : une aide plus importante pour les voitures hybrides rechargeables et une multiplication par 2 des aides aux ménages défavorisés. Les foyers imposables devront envoyer à la casse une voiture diesel ayant reçu l’immatriculation avant 2001 ou une voiture essence ayant reçu l’immatriculation avant 1997. Ils se verront accorder 1000 € pour l’achat d’un véhicule neuf ou d’occasion, rejetant moins de 130 g/km de CO2 et ayant un certificat Crit’Air 1 ou 2. Les acheteurs de voiture électrique neuve recevront 2.500 € et les acheteurs de voiture électrique de seconde main toucheront 1000 €. Concernant les foyers non imposables, ils devront mettre à la casse un véhicule diesel immatriculé avant 2006 ou un véhicule essence immatriculé avant 1997. Ils bénéficieront de 2 000 euros pour l’acquisition d’une voiture :

•             diesel ou essence,

•             neuve ou d’occasion,

•             émettant moins de 130 g/km de CO2,

•             disposant d’un certificat Crit’Air 1 ou 2.

Une subvention versée pour la conversion à l’E85

Au niveau des régions du Sud et du Grand-Est, la conversion d’une voiture essence au superéthanol E85 sera récompensée de 250 €. Le superéthanol étant plus abordable et émettant moins de Dioxyde de carbone. Toutefois, seules 10.000 véhicules recevront ce bonus. Dans les Hauts-de-France, une subvention équivalente à 30% du prix du kit de conversion sera accordée. Et à part les aides, des réductions de malus sont au programme.

Combien d’heures par jour un chauffeur VTC peut travailler ?

vtc

Pour diminuer les risques d’accident et de problèmes de santé engendrés par les heures excessives de conduite de VTC, l’IGAS et le CGEDD adoptent des mesures. Le 31 janvier 2019, les deux entités décident d’émettre un rapport au gouvernement pour limiter la durée de conduite des chauffeurs VTC à 11 heures par jour soit 60 heures par semaine. Cela inclut un repos minimum de 24 heures consécutives par semaine.

Calcul d’heures de conduite de VTC : un procédé délicat à adopter

L’Inspection générale des affaires sociales et le Conseil général de l’environnement et du développement durable prévoient des mesures concernant les VTC. Ces dernières ont été prises en suivant une étude effectuée avec la participation des assureurs.

Il s’avère que les risques d’accident tendent à croître à cause des durées de travail excessives des conducteurs de VTC. Les dispositions s’appliquent sur Paris et sur les 80 municipalités avoisinantes. D’après le rapport, les conducteurs de Véhicules de Transport avec Chauffeurs ne doivent pas travailler plus 11 heures quotidiennement.

La durée de travail hebdomadaire ne doit pas non plus dépasser 60 heures et elle doit inclure un repos de 24 heures consécutives. Entre les prévisions et la réalisation, il n’est pas évident de définir avec précision combien d’heures les transporteurs de VTC conduisent journellement.

Premièrement, cette durée est définie suivant des conditions du contrat proposé. Les chauffeurs de VTC français sont au service de plusieurs plateformes numériques. On note parmi elles : LeCab, Uber, Chauffeur Privé, etc. Par ailleurs, la durée de conduite est à la fois fonction du délai d’approche, du temps de trajet et du forfait.

Le souci réside dans la difficulté de décompter les heures pour ces chauffeurs dont 95% travaillent en indépendant avec ces plateformes. En réponse à cela, l’IGAS et le CGEDD recommandent deux solutions :

  • Imposer aux plateformes de surveiller le temps de conduite et de rapporter les données à une entité de collecte agréée.
  • Mener une enquête approfondie sur le déploiement d’un système de contrôle embarqué.

Secteur VTC : vers la régularisation des plateformes des données

Au fil des dix ans, le secteur de VTC faisait au moins l’objet de trois réformes réglementaires. En premier lieu, avec la loi Novelli en 2009, ensuite avec la loi Thévenoud promulguée en 2014 et enfin, avec la loi Grandguillaume de 2016. Ces trois dispositifs manquent cependant de clarté sur la façon de réguler les plateformes digitales.

Des explications portant sur les aspects à formaliser sont à fournir en ce qui concerne la Loi d’Orientation des Mobilité. Pour cela, le projet de loi devra être examiné au Sénat à compter du mois de mars. Sachant que la loi d’orientation des mobilités vise à répondre à un double objectif :

  • Soutenir le développement du secteur de VTC.
  • Régulariser la situation des plateformes en ligne en prenant les mesures correspondantes : contrôler, surveiller, analyser et sécuriser les données.
    Dans tous ces aspects, les points concernant le temps de travail des chauffeurs de VTC paraissent encore obscurs.